PROGRAMME DU JOUR

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jeudi 31 janvier 2013

La Communauté Marocaine en Italie : les chiffres en 2012




La présence des marocains en Italie est variée et avec la crise économique, les choses se sont aggravées. Mais malgré cela, leur nombre continue à augmenter.  La crise économique et l’insécurité ont poussé des marocains naturalisé  italiens, vers  d’autres pays de l’Union Européenne. Par contre ceux avec le permis de séjour et qui ont perdu  leur travail, ou ont subi la diminution des heures/jours de travail, attendent des jours  meilleurs. Ils ont généralement opté, pour l’envoi temporaire, vers le Maroc des enfants et des femmes qui  sont au foyer.

Cette décision, qui dans la majorité des cas est prise -à sens unique -par le mari tout seul,  aggrave le rapport entre parents, (maris et épouses) et entre pères et enfants, de plus,  les frais  deviennent doubles, (puisqu’il doit envoyer de l’argent pour les besoins vitaux  de sa famille et pour lui-même) sans oublier les grosses difficultés d’insertion dans les écoles au Maroc.

La dernière loi sur la régularisation des irréguliers du 15 septembre au 15 octobre 2012, est  passée  sous silence par les autorités diplomatiques marocaines.  Les Demandes présentées à l’occasion de cette régularisation par les citoyens marocains  étaient de : 9.573  Ce nombre est très bas, par rapport aux irréguliers présents sur le territoire italien.

Il y a aussi  la déception des autres concitoyens irréguliers, qui se sont déplacés en provenance d’autres  pays européens pour essayer d’obtenir un document qui leur permettrait de sortir de la  clandestinité. Ils ont essuyé les  refus de certains consulats ou administrations  européens de  délivrer le passeport, puisqu’ils prétendent au permis de séjour, ce qui est impossible pour un  « clandestin ».

Ce document est élaboré avec des statistiques de l’ISTAT et à partir du dossier sur  l’immigration de CARITAS du 31/12/2010. Il concerne la Communauté marocaine en Italie,  pour permettre aux responsables, aux chercheurs universitaires, aux partis politiques, aux  syndicats, à la société civile marocaine, les O.N.G et à tous ceux qui s’intéressent aux marocains  résidants à l’étranger de bien connaître la situation de l’Italie.

Les nouveaux demandeurs de régularisation, ne sont pas comptabilisés dans les  statistiques il faut attendre les prochaines données de 2012, pour savoir combien de  demandes seront acceptées.

La communauté marocaine a atteint un effectif de 493.924 immigrants (sans compter les  nouveaux irréguliers et les nouveaux nés). C’est la deuxième communauté d’immigrants d’Italie  des pays non communautaires :


Piemonte 69 219
Valle d'Aosta 2 911
Lombardia 110 245
Trentino-Alto Adige 8 945
Veneto 59 707
Friuli-Venezia Giulia 4 949
Liguria 14 851
Emilia-Romagna 90 588
Toscana 28 773
Umbria 10 335
Marche 15 675
Lazio 12 606
Abruzzo 6 786
Molise 1 621
Campania 14 377
Puglia 8 662
Basilicata 1 949
Calabria 12 821
Sicilia 13 484
Sardegna 5 420

par BICHRI HAMID
Publiée le 2013-01-24 16:41:09.137

Les jeunes marocains du monde dans le discours du Roi Mohamed VI






Extrait relatif aux jeunes marocains du monde du Discours  de Sa Majesté le ROI Mohamed VI, du 20 Août 2012 à l’occasion de l’anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple.


"Cher peuple, On ne peut évoquer, aujourd'hui, la jeunesse marocaine sans s'adresser également à sa composante représentant nos jeunes compatriotes issus de l'émigration et établis à l'étranger. Leur solide attachement à leur pays qui entretient avec eux des relations de grande proximité reflète leur pleine adhésion aux orientations que Nous avons tracées et aux chantiers de développement que Nous avons lancés.

Vous savez que chaque fois que nous entreprenons des réformes structurantes et profondes, nos compatriotes établis à l'étranger sont toujours au centre de nos préoccupations, nos réflexions et nos projections. Tel a été le cas lorsque nous avons réalisé les emblématiques Code de la famille et Droit de la nationalité. Tel a été aussi le cas lorsque nous avons opéré la révision de la Constitution qui comporte des dispositions novatrices consacrées aux droits des Marocains résidant à l'étranger, auxquels Je m'adresse à cette occasion pour leur dire :

Vous n'avez, de votre côté, ménagé aucun effort pour préserver vos attaches, et vous n'avez de cesse de mettre le Maroc au cœur de vos préoccupations quotidiennes, défendant ses causes nationales, contribuant à son développement et veillant au renforcement de ses relations avec vos pays de résidence. Attachés aux vertus de l'interaction culturelle et aux valeurs universelles, vous n'avez de cesse de combattre les clichés et les préjugés contre l'Islam et les musulmans.

Cette relation particulière n'est pas le fait du hasard. Elle a été construite et façonnée par des années d'efforts et de sacrifices réciproques. Nous allons donc continuer à creuser ce sillon, préservant votre identité et protégeant vos droits et vos intérêts, surtout dans le contexte actuel de crise économique en Europe. De plus, nous veillerons à donner pleine effectivité aux dispositions de la Constitution qui vous assurent une participation aussi étendue que possible à la construction du Maroc de demain, et une présence active dans les instances dirigeantes d'institutions nouvelles. Nous veillerons également et toujours à soutenir vos efforts d'intégration dans les sociétés d'établissement, en travaillant avec les autorités des pays d'accueil à rendre effectif le droit de vote des étrangers aux élections locales sur la base de la réciprocité."

Sa Majesté le ROI Mohamed VI,
Discours du 20 Août 2012

mardi 29 janvier 2013

L'italo marocain Khalid Chaouki candidat aux législatives italiennes



Dans le cadre de sa politique d’ouverture aux composantes de la société italienne, le Parti démocratique italien va présenter 4 candidats d’origine « immigrée » aux prochaines élections législatives qui se tiendront les 23 et 24 février prochain.


Le candidat italo-marocain Khalid Chaouki est le représentant type de la vraie Italie. Né au Maroc en 1983, il a grandi à Parma et Reggio Emilia, puis fondé l'Association Nationale des Jeunes Musulmans de l'Italie. 


Ce journaliste, proche du centre - gauche depuis les années collège, a été nommé en 2005 par le gouvernement italien au sein du Conseil de l'Islam, au Ministère de l'Intérieur. Il est également, depuis 2008,  responsable des Jeunes Démocrates et ensuite du mouvement  "Nouveaux Italiens". 


Rappelons que  dans son  programme sur l’immigration le Parti Démocrate Italien  soutient  la nationalité basée sur le "ius soli" dite tempérée, vise l’abrogation du délit d’immigration clandestine,  l’abolition de la taxe du permis de séjour. Il prône aussi la création d’un organisme qui diagnostique la situation réelle des travailleurs étrangers et propose de nouvelles règles pour entrer légalement en Italie.


Verdict le 25 février 2013 pour Nouveaux italiens qui se battent pour une Italie de la coexistence.


Amale DAOUDI  (Contact)Rédaction Radio ITMA

Marseille, capitale des histoires de migrations en 2013


Cette année 2013, Marseille est auréolée du titre de Capitale européenne de la culture. Si la municipalité préfère mettre en valeur un héritage « provençal », c’est plutôt la Méditerranée, lien direct avec l’Afrique, qui a forgé l’histoire de la ville. Portraits croisés de parcours d’immigrés.
Dans les quartiers nord de Marseille, l’appartement d’Abdessalem respire le provisoire. Un lieu de passage. Meubles dépareillés, vaisselles en plastique, placards de fortune… Six mois de l’année, ce chibani de 80 ans vit dans cet immeuble réservé aux anciens travailleurs immigrés. Le reste du temps, il profite enfin de sa retraite en famille, dans son pays, la Tunisie… Le petit monsieur aux rondeurs généreuses est soumis à ces allers retours pour faire valoir ses droits. Mais depuis le printemps 2011, le quotidien du vieil homme est quelque peu bouleversé par la cohabitation avec son petit-fils… Khaled, jeune homme svelte aux yeux clair de 20 ans, est passé clandestinement par l’île italienne de Lampedusa avant de rejoindre son grand père en France. Comme beaucoup de Maghrébins, Abdessalam est arrivé à Marseille très jeune. « On avait besoin de nous pour construire le Vélodrome… C’était un énorme chantier ! On vivait dans de petites cabanes sur place ».

Une immigration de masse organisée, qui a permis la reconstruction des villes françaises. « Ensuite j’ai fait de la maçonnerie, de l’électricité. J’ai d’ailleurs travaillé sur tous les feux rouges de Marseille ! » poursuit-il fièrement. « J’aime la France, c’est le pays des droits de l’Homme, des lois… Mais je suis simplement venu y travailler pour gagner ma vie… Ma vraie patrie c’est la Tunisie ! » raconte Abdessalam, esquissant un sourire souligné par une épaisse moustache blanche. On imagine donc sa réaction quand il a vu débarquer Khaled… Car contrairement à la majorité de ses amis immigrés, Abdessalam n’a pas voulu profiter du droit de regroupement familial. « A quoi bon ramener ma famille ? Je comptais retourner en Tunisie de toute façon ! J’ai un grand respect pour la France mais je ne voulais pas que mes enfants grandissent ici… J’avais peur qu’ils perdent nos valeurs, nos principes… Encore aujourd’hui je n’ai aucun regret ! » assure-t-il.

LIRE LA SUITE: afrik.com

Immobilier Marocain: Première édition du Smap Expo à Abu Dhabi

Après une quinzaine d’années d’existence, qui a vu le SMAP GROUP sillonner l’Europe avec des étapes prestigieuses qui ont marqué la mémoire des marocains Résidant à l’Etranger, il a été décidé de partir ailleurs que dans le vieux continent.

Cette exploration nouvelle vers d’autres horizons pour des conquêtes nouvelles ne pouvait que débuter par l’installation du SMAP GROUP dans la capitale des Emirats Arabes Unis dont l’attrait ainsi que le rayonnement ont toujours exercé, depuis l’indépendance au début de la décennie soixante-dix, un effet indéniable.

Il s’agit là d’un défi nouveau consistant à conquérir des marchés neufs avec le même objectif que celui de Paris, Milan, Marseille, Barcelone, Bruxelles et Amsterdam : se mettre au service de la diaspora marocaine de par le monde, soucieuse d’acquérir un bien immobilier dans l’éventail de ce que propose la large offre des promoteurs-investisseurs du Royaume qui ont fait leurs preuves quant à l’excellence et à la diversité.

Dernier atout et non des moindres, le SMAP Expo d’Abu Dhabi peut également compter, pour amplifier son succès, sur l’important pouvoir d’achat d’une population locale émiratie dont le niveau de vie est un des plus hauts dans le monde. Ce qui en fait un réservoir important et appréciable en capacité d’achat.

Pourquoi Abu Dhabi ?

Dans ce pays situé au nord-est de la Péninsule arabe du Golfe, il n’y a pas eu à hésiter longtemps. Abu Dhabi est la capitale de cet Etat de quelques 2 700 000 habitants sur une superficie de 80 000 km2 et compte une population de 398 965 habitants pour tout l’Emirat d’Abu Dhabi, le plus peuplé de la Fédération qui en compte sept au total.

De constitution récente, la communauté marocaine s’élève à près de 45 000 personnes et est en parfaite harmonie avec les Emiratis, connus pour leur accueil généreux et leur grand sens de l’hospitalité.

Les Marocains de ce pays frère et de cette capitale prospère en plein boom économique et financier sauront, qui à n’en pas douter, plébisciter cet événement nouveau. Il n’est pas déraisonnable de prévoir pour ce premier SMAP Expo, qui se tient au terme de l’année 2012, d’atteindre une audience autour de 7 000 visiteurs en ces quelques jours de salon.

smapgroup.com

Médaille pour le skieur Adam Lamhamedi en Super Géant dans l'Etat de New York


Le jeune skieur maroco-canadien Adam Lamhamedi a remporté une médaille de bronze en super géant dans la catégorie junior de la Fédération internationale de ski alpin (FIS, U18) lors des compétitions de slalom géant et du super géant, disputées du 23 au 25 janvier à la station de ski de Whiteface Mountain, dans l'Etat de New York (nord).

Adam, 17 ans, a remporté cette médaille dans des conditions climatiques extrêmes avec une température ressentie de -40 degrés Celsius.

Quelque 81 skieurs des Etats-Unis, du Canada, de la Grande-Bretagne, de la Russie et du Maroc ont participé à ces compétitions qui se sont déroulées dans cette montagne d'une altitude de 1.483 mètres.

Contacté par la MAP, le jeune skieur s'est dit "extrêmement fier de représenter le Maroc dans les compétitions de ski alpin et je tiens à remercier tout le peuple marocain et tous les marocains pour leur soutien continu".

"Je tiens également à remercier tous les décideurs du Comité national olympique marocain, du ministère de la Jeunesse et des Sports et de la Fédération royale marocaine de ski et montagne, ainsi que mon entraîneur canadien pour leur appui et pour leur support moral", a poursuivi le jeune sportif, qui n'a pas caché son rêve de "représenter honorablement le Maroc" aux prochains Jeux Olympiques d'hiver qui se tiendront en 2014 à Sotchi, ville balnéaire russe bordant la mer Noire.

Le jeune athlète est aussi champion junior du circuit de la Super Série Sports Experts 2012 en ski alpin en Amérique du nord, athlète de l'année 2012 du programme sports-études qui regroupe les sportifs de haut niveau inscrits dans plus de 20 programmes sports-études et athlète de l'année 2012 de la région du Québec.

Il a également reçu le Méritas du meilleur skieur du programme ski alpin de l'école secondaire Cardinal-Roy et sacré athlète de l'année 2012. Au Canada, Adam continue à être rattaché à son club de ski de Stoneham (Québec).

Adam Lamhamedi, champion olympique et médaillé d'or des Jeux Olympiques d'hiver de la Jeunesse (Innsbruck, Autriche 2012), a été décoré par SM le Roi Mohammed VI, lors de la fête du Trône, du Ouissam de la récompense nationale (Al-Moukafaâ al-wataniya) de l'ordre d'officier.


Source : MAP

La Communauté Marocaine en Italie : les chiffres en 2012

La Communauté Marocaine en Italie : les chiffres en 2012






La présence des marocains en Italie est variée et avec la crise économique, les choses se sont aggravées. Mais malgré cela, leur nombre continue à augmenter.  La crise économique et l’insécurité ont poussé des marocains naturalisé  italiens, vers  d’autres pays de l’Union Européenne. Par contre ceux avec le permis de séjour et qui ont perdu  leur travail, ou ont subi la diminution des heures/jours de travail, attendent des jours  meilleurs. Ils ont généralement opté, pour l’envoi temporaire, vers le Maroc des enfants et des femmes qui  sont au foyer.

Cette décision, qui dans la majorité des cas est prise -à sens unique -par le mari tout seul,  aggrave le rapport entre parents, (maris et épouses) et entre pères et enfants, de plus,  les frais  deviennent doubles, (puisqu’il doit envoyer de l’argent pour les besoins vitaux  de sa famille et pour lui-même) sans oublier les grosses difficultés d’insertion dans les écoles au Maroc.

La dernière loi sur la régularisation des irréguliers du 15 septembre au 15 octobre 2012, est  passée  sous silence par les autorités diplomatiques marocaines.  Les Demandes présentées à l’occasion de cette régularisation par les citoyens marocains  étaient de : 9.573  Ce nombre est très bas, par rapport aux irréguliers présents sur le territoire italien.

Il y a aussi  la déception des autres concitoyens irréguliers, qui se sont déplacés en provenance d’autres  pays européens pour essayer d’obtenir un document qui leur permettrait de sortir de la  clandestinité. Ils ont essuyé les  refus de certains consulats ou administrations  européens de  délivrer le passeport, puisqu’ils prétendent au permis de séjour, ce qui est impossible pour un  « clandestin ».

Ce document est élaboré avec des statistiques de l’ISTAT et à partir du dossier sur  l’immigration de CARITAS du 31/12/2010. Il concerne la Communauté marocaine en Italie,  pour permettre aux responsables, aux chercheurs universitaires, aux partis politiques, aux  syndicats, à la société civile marocaine, les O.N.G et à tous ceux qui s’intéressent aux marocains  résidants à l’étranger de bien connaître la situation de l’Italie.

Les nouveaux demandeurs de régularisation, ne sont pas comptabilisés dans les  statistiques il faut attendre les prochaines données de 2012, pour savoir combien de  demandes seront acceptées.

La communauté marocaine a atteint un effectif de 493.924 immigrants (sans compter les  nouveaux irréguliers et les nouveaux nés). C’est la deuxième communauté d’immigrants d’Italie  des pays non communautaires :


Piemonte 69 219
Valle d'Aosta 2 911
Lombardia 110 245
Trentino-Alto Adige 8 945
Veneto 59 707
Friuli-Venezia Giulia 4 949
Liguria 14 851
Emilia-Romagna 90 588
Toscana 28 773
Umbria 10 335
Marche 15 675
Lazio 12 606
Abruzzo 6 786
Molise 1 621
Campania 14 377
Puglia 8 662
Basilicata 1 949
Calabria 12 821
Sicilia 13 484
Sardegna 5 420

par BICHRI HAMID
Publiée le 2013-01-24 16:41:09.137

Le Roi Juan Carlos 1er d’Espagne en visite au Maroc en mars prochain


Madrid : Se serait le premier déplacement à l’étranger, du souverain espagnol après sa chirurgie à la hanche.




Le journal espagnol proche des milieux sécuritaire espagnols, La Razon, a indiqué sur son site web, que le souverain espagnol, le Roi Juan Carlos de Borbón, viendra en visite au Maroc, en mars 2013.

Sans donner d’amples détails sur la nature de la visite royale, si elle sera d’Etat, officielle, de travail ou privée, La Razon a indiqué que ce déplacement au Maroc, sera le 1er pour le souverain, depuis son opération chirurgicale qu’il eut à la hanche en novembre 2012.
A noter que le Roi Juan Carlos, affaibli par sa mobilité restreinte, due à son mal de hanche, avait annulé une visite lui programmée, à Abou Dhabi aux Emirats arabes unis.

Se sera le premier déplacement au Maroc du souverain espagnol, depuis l’installation du gouvernement de droite de Mariano Rajoy à Madrid.

LES MAROCAINS EN HOLLANDE ET LA REMISE EN CAUSE DE LEURS DROITS SOCIAUX RÉPONSE À L’AMBASSADEUR DES PAYS-BAS À RABAT Par Abdelkrim Belguendouz Univer

RÉPONSE À L’AMBASSADEUR DES PAYS-BAS À RABAT


Dernièrement, le gouvernement néerlandais a pris une série de mesures visant à remettre en cause un certain nombre de droits acquis sociaux des travailleurs marocains immigrés aux Pays-Bas et de leurs familles restées ou retournées au Maroc. Ces mesures unilatérales, qui s’inscrivent dans le cadre des politiques injustes néo-libérales, ont suscité un tollé de protestations en Hollande même et de plus en plus au Maroc.

Face à cette montée au créneau et pour essayer de calmer le jeu, l’Ambassadeur des Pays-Bas à Rabat a publié notamment sur Facebook, un communiqué destiné à l’opinion publique marocaine en général et aux catégories directement concernées par ces mesures en particulier. Nous citerons intégralement le point de vue du diplomate néerlandais qui incite lui même à la discussion et au débat, avant de formuler un certain nombre de reflexions et de commentaires qui s’imposent selon notre analyse.

PAROLES D’AMBASSADEUR « 
Il m’est apparu que le droit à une allocation dans le cadre du système de sécurité sociale néerlandais, a récemment fait l’objet d’une confusion. Des messages sont apparus dans ce sens dans les médias marocains. Pour cette raison, je souhaiterais apporter des éclaircissements au sujet des nouvelles législations ainsi qu’au sujet des développements récents en matière de sécurité sociale.

Une modification de la loi néerlandaise a eu lieu le 1er juillet 2012. Cette modification de la loi (  » Loi sur le principe de résidence ») a des conséquences à partir du 1er janvier 2013 sur les personnes résidant au Maroc et qui percevaient déjà une allocation néerlandaise. Cette loi prévoit que le montant des allocations ainsi que des allocations familiales soit adapté au niveau de vie du pays où l’assuré ( ou son enfant ) réside.  Cette loi s’applique à tous les pays hors de l’Union Européenne. Pour le Maroc, ceci signifie que l’allocation pour les survivants (Anw) ainsi que les allocations familiales pour les personnes résidant au Maroc seront diminuées de 40 pour cent. Et ceci sans regard à la nationalité des personnes concernées, marocaine ou néerlandaise.

Pour éviter tout malentendu : cette loi n’a pas de conséquence sur le montant des pensions de vieillesse (AOW) ou sur le montant des allocations d’incapacité de travail ( à l’exception de l’allocation WGA vervolguitkering).

Par ailleurs, le gouvernement néerlandais a l’intention de mettre fin à l’exportation des allocations familiales pour les enfants résidant hors de l’Union Européenne ( proposition de loi  » Arrêt de l’exportation des allocations familiales » ). Afin de permettre l’entrée en vigueur de cette loi,il est nécessaire de modifier certaines conventions en matiére de sécurité sociale,notamment la convention avec le Maroc.Une concertation à ce sujet a lieu en ce moment entre le Maroc et les Pays-Bas.

J’espère avoir dissipé toute confusion. Nous vous tiendrons informé en cas de développements qui auraient des conséquences sur les personnes résidant au Maroc. Entre temps  n’hésitez-pas à nous poser des questions ou à nous donner votre commentaire !  » ( Fin de citation )

En tant que citoyen marocain engagé dans la défense et la promotion des droits de nos concitoyens expatriés, observateur et analyste actif de la scène migratoire marocaine, nous répondrons volontiers à l’invitation de l’Ambassadeur, homme de dialogue, en formulant un certain nombre de commentaires et en posant quelques questions à même de faire avancer le débat sur ce dossier important concernant les droits sociaux des Marocains immigrés aux Pays-Bas. Par la même occasion,les responsables marocains seront aussi interpellés sur leur manière de gérer cette question. L’analyse sera également étayée par un certain nombre de propositions pour l’action.

DES CLARIFICATIONS BIENVENUES
Les éclaircissements de l’Ambassadeur des Pays-Bas à Rabat dans sa lettre informative sont les bienvenus, parce qu’ils permettent en effet de gommer certaines confusions et amalgames entretenus jusqu’ici dans le débat public au Maroc. Contrairement à ce qui a été écrit dans certains journaux marocains et surtout ce qui a été dit au Parlement marocain dans ses deux chambres, aussi bien par des parlementaires de diverses tendances que par certains membres du gouvernement, les retraités marocains ayant travaillé et cotisé aux Pays-Bas et qui ont choisi de s’installer au Maroc, ne sont nullement touchés par les mesures prises par le gouvernement néerlandais.

Ceux à qui s’appliquent les décisions sont leurs ayant droits. Par ailleurs et pour l’instant, il ne s’agit pas de la suppression ou de l’annulation des pensions des veuves (dont le nombre s’élève à 908 ) et des orphelins de ces retraités décédés (quelques 4500 enfants), mais de leur amputation ou diminution de 40 pour cent. Le même taux de régression concerne également les allocations familiales perçues au titre des enfants restés ou retournés au Maroc. Il est fort dommage que ces ambiguïtés forts répandues, aient laissé un sentiment de non maîtrise du sujet, qui a donné aux responsables néerlandais l’occasion d’esquiver le véritable débat et de contourner l’essentiel.

Nous saurons grès par conséquent à l’Ambassadeur d’avoir clairement dit et sans détour, à quelle sauce certaines catégories d’immigrés marocains aux Pays-Bas et de leurs ayant droits vont être mangés, remettant en cause un certain nombre d’acquis en matière de droits sociaux.

UNE MESURE INJUSTE
Au niveau des raisons de ces mesures, l’Ambassadeur les présente implicitement comme un fait accompli, qui va de soi et qui n’a nullement besoin d’être argumenté et fondé. Certes, il nous parle d’une loi votée par le Parlement néerlandais début juillet 2012, mettant en avant le principe du pays de résidence à la place du pays d’emploi et de travail pour justifier la diminution du taux des allocation familiales. Mais en procédant ainsi, il passe sous silence le fait qu’il s’agit d’une mesure injuste et discriminatoire, qui remet en cause des droits sociaux acquis.

L’injustice provient du fait que les travailleurs marocains immigrés aux Pays-Bas, ont contribué activement au redressement et au développement économique, social et culturel de ce pays. Tout comme ils ont participé pleinement et de manière égalitaire au financement de la sécurité sociale néerlandaise, alors que maintenant, avec des allocations familiales différenciées, inscrites dans le cadre d’une approche populiste et négative de l’immigration, on cherche à en faire une variable d’ajustement budgétaire, la discrimination en ces temps de crise étant conçue comme un véritable instrument de « rigueur » budgétaire.

Rappelons que la coalition gouvernementale VVD (parti libéral) et CDA (parti chrétien ) avait tenté à plusieurs reprises d’indexer les allocations familiales au coût de la vie du pays où résident les bénéficiaires. Les plans gouvernementaux successifs de 1982, de 1983, de 1988 et de 1999 ont rencontré de fortes oppositions et n’ont pu avoir de majorité parlementaire nécessaire qu’avec l’appui du parti d’extrême droite PVV de Geert Wilders, qui a permis la conclusion le 22 décembre 2010 d’un programme gouvernemental comprenant notamment l’indexation des allocations sociales. La loi votée au parlement, qui a adopté le principe du pays de résidence, tient son origine de là.

La réduction importante du taux des allocations familiales ainsi que des pensions des veuves et orphelins, ne peut avoir qu’un impact dramatique sur le pouvoir d’achat des catégories touchées par ces mesures, rendant encore plus précaires leurs conditions de vie : scolarisation des enfants, soins médicaux, frais de nourriture, de logement, aggravation de l’endettement…. Par ailleurs, lorsqu’on sait que les pensions en question des veuves ne sont pas en général, trés élevées, on mesure la paupérisation des familles concernées par la réduction de quarante pour cent de ces pensions.

DÉCISION UNILATÉRALE ET DISCRIMINATOIRE EN VIOLATION FLAGRANTE D’ACCORDS BILATÉRAUX
De plus, la mesure de réduction de 40 pour cent de certaines allocations sociales, est une décision prise de manière unilatérale, en violation des engagements pris à l’échelle internationale par les Pays-Bas, en particulier par le biais de la Convention générale de sécurité sociale conclue entre le Maroc et la Hollande le 14 février 1972 et de l’accord administratif du 22 juin 2000 qui lui est rattaché.

L’article 5 de cette convention n’offre aucune ambiguïté là-dessus, stipulant clairement qu’aucune discrimination n’était admise entre travailleurs néerlandais et travailleurs marocains en matière d’allocations familiales ou autres prestations sociales : »Les prestations en espèces d’invalidité,de vieillesse ou de survivants, les allocations au décès et les allocations familiales acquises au titre de la législation de l’une des parties contractantes ne peuvent subir aucune réduction, ni modification, ni suspension, ni suppression, ni confiscation du fait que le bénéficiaire ou l’enfant réside sur le territoire de la partie contractante autre que celui où se trouve l’institution débitrice. »

Par ailleurs, le paragraphe 1 de l’article 65 de l’Accord euro-méditerranéen de partenariat UE-Maroc conclue entre les deux parties le 26 février 1996, interdit toute discrimination fondée sur la nationalité dans le domaine de la sécurité sociale des ressortissants marocains par rapport aux ressortissants de l’Etat membre d’accueil :  » Sous réserve des dispositions des paragraphes suivants, les travailleurs de nationalité marocaine et les membres de leur famille résidant avec eux, bénéficient dans le domaine de la sécurité sociale d’un régime caractérisé par l’absence de toute discrimination fondée sur la nationalité par rapport aux propres ressortissants des États membres dans lesquels ils sont occupés. La notion de sécurité sociale couvre toutes les branches de sécurité sociale qui concernent les prestations de maladie et de maternité, les prestations d’invalidité,de vieillesse, de survivants, les prestations d’accident de travail et de maladie professionnelle les allocations de décès, les prestations de chômage et les prestations familiales. »

Par conséquent, est révolu hélas le temps où les Pays-Bas étaient pris, au niveau politique et des analyses dans le domaine migratoire, comme exemple de modèle avancé en matière de sécurité sociale des migrants et particulièrement dans le domaine des allocations familiales concernant leurs enfants restés dans le pays d’origine. Alors que la Hollande pratiquait dés le départ le même taux, selon que les enfants aient immigré aux Pays-Bas ou sont restés dans le pays d’origine, les autres pays européens d’immigration comme la France, la Belgique etc.., ont toujours pratiqué des taux différenciés et discriminatoires, en application du principe de territorialité, qui implique que l’égalité de traitement ne peut être invoquée que si l’on est sur le territoire même du pays d’immigration.

Au niveau européen, et alors que l’on voulait harmoniser la législation sociale appliquée aux travailleurs immigrés, on disait alors dans les écrits des observateurs-analystes de la scéne migratoire, y compris à partir du Maroc, que c’est à la France, à la Belgique, etc.. de s’aligner sur les Pays-Bas et non l’inverse. En d’autres termes, l’alignement devait se faire par le haut et non par le bas, avec le plus petit dénominateur commun, qui est hélas, à l’ordre du jour en 2013, aux Pays-Bas…

UN PREMIER PAS VERS LA SUPPRESSION DE L’EXPORTATION DES ALLOCATIONS FAMILIALES
C’est l’Ambassadeur des Pays-Bas à Rabat, qui reconnaît lui même qu’avec le projet de loi « Arrêt de l’exportation des allocations familiales », l’objectif poursuivi avec détermination par le gouvernement néerlandais, est la suppression totale de l’exportation des allocations familiales pour les enfants résidant hors de l’Union Européenne. L’application de cette loi nécessiterait toujours selon le diplomate, la révision dans ce sens de l’accord marocco-néerlandais en matière de sécurité sociale. Dés lors, sous couvert de concertation, ne cherche t-on pas, du côté de La Haye, à officialiser et à légaliser la discrimination, en exerçant des pressions sur le Maroc pour la signature d’une nouvelle convention entre les deux pays? Parmi ces pressions, ne peut-on inclure la menace de suspension de la convention bilatérale, agitée notamment par le Conseil des ministres néerlandais du 30 novembre 2012 ?

Ce projet de loi « Arrêt de l’exportation des allocations familiales », est régressif. Comparativement, il voudrait nous ramener à la situation de l’Allemagne en 1963, voilà une cinquantaine d’années. En effet, l’article 5 de la convention de main-d’œuvre Maroc-Allemagne fédérale, signée le 23 mai 1963, signalait le fait qu’ » il convient d’indiquer que la législation allemande ne prévoit pas d’allocations familiales ni d’assurances maladies pour la famille ayant leur domicile ou leur résidence habituelle à l’étranger ». Or il a fallu à l’Allemagne fédérale vingt ans ( 20 ans) pour signer avec le Maroc un accord de sécurité sociale et lorsque celui-ci a été signé en 1981 ( et ratifié uniquement plus de 14 années plus tard, le 23 août 1995 ), la RFA n’a pas pris exemple en matière d’allocations familiales sur les Pays-Bas, mais sur la France…

À l’heure où le Maroc bénéficie au niveau de l’UE des 27 du statut avancé, les États membres s’alignent sur le statut régressif en matière de sécurité sociale pour les immigrés marocains en Europe, en prônant une politique sociale au rabais.

Il est à l’honneur de la première chambre du Parlement hollandais (le Sénat composé de 75 membres), d’avoir décidé début décembre 2012, de ne pas voter le projet de loi concernant la suppression de l’exportation des allocations familiales.. L’affaire est entre les mains du Conseil d’État néerlandais qui a été saisi, mais n’a pas encore réagi.

LES RESPONSABILITÉS DU MAROC
Ces responsabilités concernent non seulement le gouvernement, mais également tous les organismes publics ou parapublics concernés par les MRE, les deux chambres du Parlement,les partis politiques et les syndicats, les média et les intellectuels marocains, ainsi que la société civile aussi bien à l’intérieur même du Maroc, qu’au sein de la communauté marocaine à l’étranger, et particulièrement parmis les citoyens marocains résidant aux Pays-Bas. Le dossier des citoyens marocains à l’étranger étant d’intérêt national, une synergie est nécessaire pour défendre et promouvoir leurs droits multidimensionnels conformément à la Constitution et notamment à son article 16, à travers lequel l’engagement solennel est pris, selon lequel  » le Royaume du Maroc œuvre à la protection des droits et des interêts légitimes des citoyennes et des citoyens marocains à l’étranger ».

Dans cet esprit, le gouvernement Benkirane, qui a trop tardé pour réagir, mais reste encore flou dans ses positions, est tenu de prendre des mesures concrètes contre la diminution des prestations déjà appliquée à partir du 1er janvier 2013 et contre le projet de loi en discussion à la première chambre ( sénat ) du Parlement néerlandais et dont l’objectif consiste  » à cesser tout transfert des prestations  » hors de l’Union Européenne. Parmi les pays auxquels les autorités néerlandaises prévoient l’arrêt de l’exportation des allocations familiales, il y’a non seulement le Maroc, mais également l’Afrique du Sud, la Bosnie-Herzégovine, le Cap Vert, la Corée du Sud, l’Indonésie, le Kosovo, Monténégro, les Philippines, la Serbie, le Surinam et la Tunisie. Tous ces pays ont conclu des accords de sécurité sociale entrés en vigueur, tandis que des pays comme l’Egypte, la Turquie et la Jordanie, ont des accords avec les Pays-Bas, mais ils ne sont pas ratifiés, ce qui facilite pour le gouvernement néerlandais, l’application immédiate de ses mesures, les accords en l’état étant considérés comme « caducs », avant même leur ratification…

Par rapport à celà et en réponse à une question orale des députés du PAM, où en est la suite de l’annonce faite début janvier 2013 par Saâd Eddine El Othmani, ministre des Affaires étrangères et de la coopération, selon laquelle le gouvernement a coordonné avec d’autres pays, dont les citoyens sont victimes de la même maniéré, en particulier l’Égypte, la Tunisie et la Turquie, pour définir les contours juridiques et diplomatiques, ajoutant que son département avait pris contact avec l’Organisation internationale du travail pour coordonner les positions et demander des conseils juridiques à cet effet ! ?

En dehors d’une réunion de sensibilisation à Al Hoceima et une rencontre avec l’Ambassadeur des Pays-Bas à Rabat (tenue à la demande de celui-ci, selon le gouvernement néerlandais), quelles initiatives juridiques, politiques et diplomatiques ont été prises par la commission tripartite mise en place fin décembre 2012, destinée à suivre le dossier des Marocains en Hollande et composée du ministére de l’Emploi (qui chapeaute politiquement la CNSS), le ministére des Affaires étrangéres et de la coopération, le ministère délégué auprès du Chef du gouvernement, chargé des Marocains résidant à l’étranger ? La demande d’audition des trois ministres concernés au sein de la commission spécialisée de la Chambre des Conseillers, déposée par le chef du groupe parlementaire du PAM (Hakim Benchammach ), permettra t-elle d’avoir plus d’information et surtout de dynamiser l’action politique de cette commission ministérielle ?

S’agissant du Parlement, une autre question orale sur le thème de la sécurité sociale des Marocains aux Pays-Bas a été posée par les députés du PJD le 14 janvier 2013, tandis que le groupe des députés du Mouvement Populaire a interpellé sur ce sujet le chef du gouvernement, lors de la séance des questions orales posées mensuellement au chef du gouvernement,et consacrée en janvier 2013, au dossier général des retraites au Maroc… De même, une lettre ouverte au gouvernement néerlandais pour le respect des droits sociaux des Marocains aux Pays-Bas,a été signée par un grand nombre de parlementaires marocains, toutes tendances politiques confondues, ainsi que des intellectuels et des acteurs de droits de l’Homme et de la société civile, réclamant l’annulation des mesures prises par le gouvernement néerlandais, qui  » traduisent une certaine discrimination fondée sur l’origine », et ceci  » pour mettre fin à l’angoisse des familles touchées «

D’autres questions orales devraient être posées par les divers groupes parlementaires, ainsi que des demandes de réunion des commissions spécialisées. De même, il serait souhaitable à notre sens, que chacune des deux chambres du Parlement, vote en séance plénière une motion de solidarité avec les victimes de ces mesures iniques, en demandant au gouvernement néerlandais le plein respect des accords bilatéraux signés avec le Maroc, et au gouvernement marocain de prendre toutes ses responsabilités. Les groupes parlementaires d’amitié entre le Maroc et les Pays-Bas, le parlement marocain et le parlement européen, le parlement marocain et le Conseil de l’Europe devraient être renforcés et saisis également dans cet esprit.

Les partis politiques et les syndicats marocains ont aussi à prendre des initiatives à l’échelle interne et au niveau international. Déjà, lors de la dernière session de son Conseil national, le Parti de l’Istqlal a adopté une résolution exprimant son entiére solidarité avec les Marocains de Hollande, victimes des décisions injustes et unilatérales du gouvernement néerlandais. Dans le domaine syndical, c’est l’Organisation démocratique du travail (ODT), qui a pris jusqu’ici le devant en matière de sensibilisation à l’échelle internationale sur ce dossier. Les syndicats étant une des composantes tripartites de l’Organisation internationale du travail (BIT), il nous paraît de la plus haute importance qu’au delà des différences de sensibilité des uns et des autres, qu’une démarche commune des syndicats marocains soit entreprise auprès de l’OIT. Au niveau maghrébin, une démarche similaire de l’USTMA ( Union des Syndicats de Travailleurs du Maghreb Arabe ) serait également la bienvenue, dans la mesure où les migrants tunisiens en particulier sont aussi concernés.

Les médias au Maroc et parmi la diaspora, sont aussi interpellés pour des opérations de sensibilisation et l’organisation de débats pluriels sur la thématique générale des droits sociaux des émigrés marocains.

Enfin, la société civile marocaine est largement sollicitée, aussi bien à l’intérieur du Maroc, qu’au niveau des Pays-Bas, oû une coordination d’ONG de l’immigration intéressant aussi bien les Marocains que les Turcs en particulier, fonctionne avec l’impulsion en particulier de l’association EMCEMO, en relation avec des juristes, des acteurs politiques et syndicaux néerlandais.

RÉNOVER LA GOUVERNANCE DE LA CNSS
L’effectivité des droits sociaux pour les émigrés marocains à l’étranger, exige également une bonne gouvernance de la Caisse nationale de sécurité sociale au Maroc (CNSS qui applique les accords en la matière , l’amélioration et la rationalisation du service des prestations, ainsi que des campagnes de communication de proximité auprès des Marocains résidant à l’étranger, à travers des missions d’information et par le biais des consulats, ainsi que du milieu associatif de la communauté marocaine à l’étranger.

Tout comme la présence de représentants élus des MRE au sein du conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale paraît indispensable, compte tenu de l’importance du domaine de la protection sociale des travailleurs marocains à l’étranger et de leurs ayant droits. Ceci pour assurer la cohérence des politiques migratoires du Maroc, qui suppose notamment, dans le cadre de la démocratie participative, une institutionnalisation des formes d’implication et de participation des Marocains résidant à l’étranger, en les faisant participer démocratiquement dans toutes les institutions à vocation économique, culturel, social, les concernant directement ou partiellement, en respectant également la parité hommes-femmes.

Outre la CNSS, on peut mentionner également le conseil d’administration de la RAM, celui de Bank Al Amal (ou plutôt l’institution qui devrait la remplacer), la Fondation Hassan II pour les Marocains résidant à l’étranger comme nous l’avons vu dans une précédente contribution au débat public pour l’action. Sont concernées également toutes les institutions consultatives et de bonne gouvernance crées par la Constitution du 1er juillet 2011 ou par la loi, comme le Conseil économique,social et environnemental, le Conseil consultatif de la famille et de l’enfance, le Conseil consultatif de la jeunesse et de l’action associative, l’autorité chargée de la parité et de la lutte contre toutes les formes de discrimination, le Conseil national des droits de l’Homme (ex-CCDH), et bien entendu, le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger, dans le cadre d’une démarche ouverte, démocratique et transparente et non pas à travers la continuité d’une approche qui a montré son échec cuisant comme pour le cas du CCME, sous la responsabilité de son trio dirigeant.

Au total, la diminution de 40 pour cent des allocations déjà décidée et appliquée par le gouvernement néerlandais, est une mise en quarantaine injustifiable des Marocains immigrés en Hollande. Vouloir par ailleurs carrément supprimer l’exportation des allocations familiales à partir du début 2014, est une atteinte flagrante aux droits humains. Conformément à l’article 16 de la nouvelle constitution marocaine et face à ce fait accompli créé par le gouvernement néerlandais, il y’a la nécessité de réagir avec vigueur juridiquement, politiquement et diplomatiquement, en rassemblant au Maroc tous nos atouts internes,en recherchant la solidarité des autres pays touchés par ces mesures discriminatoires et en nous appuyant sur les secteurs démocratiques et avancés de la société néerlandaise et le tissu associatif des Marocains des Pays-Bas, qui sont directement concernés.



Abdelkrim BELGUENDOUZ Universitaire à Rabat,chercheur spécialisé en migration

Immigration: Une aide au retour pour tous les ressortissants étrangers


Un arrêté du ministre de l'intérieur Manuel Valls publié au Journal officiel de ce matin fixe l'aide qui peut être octroyée à un ressortissant étranger qui accepte de retourner dans son pays.

En plus d'une aide administrative et matérielle à la préparation du voyage et d'une prise en charge des frais de réacheminement jusqu'à l'arrivée dans le pays de retour — incluant le transport des personnes et des bagages dans la limite de 40 kg par adulte et de 20 kg par enfant mineur — une allocation forfaitaire de 500 euros par adulte et de 250 euros par enfant mineur est attribuée, au moment de son départ, au ressortissant étranger. S'il s'agit d'un ressortissant d'un État partie à l'Espace économique européen (EEE), l'allocation est limitée à 50 euros par adulte et 30 euros par enfant mineur, avec une prise en charge des bagages divisée par deux (20 kg par adulte et 10 kg par enfant mineur).

Il peut en outre être versé une aide financière d'un montant maximum de 7 000 euros par l'Office français de l'immigration et de l'intégration au ressortissant étranger pour « la mise en œuvre d'un projet de réinsertion ... dans son pays de retour ». L'examen et la sélection des projets se faisant « en fonction du caractère pérenne des projets, des revenus qu'ils sont susceptibles de procurer ainsi que de l'apport personnel de chaque bénéficiaire ».

Source : Lextimes.fr

 

Pourquoi l’Eglise catholique s’intéresse-t-elle aux immigrant


« L’Église a la responsabilité d’assurer que l’opinion publique est correctement informée sur les causes qui engendrent les migrations et sur les facteurs qui forcent les gens à quitter leurs foyers. Elle doit s’opposer au racisme, à la discrimination et à la xénophobie, partout et toujours« .

Depuis les milieu des années 1970, la question de l’immigration est devenue centrale au sein des institutions catholiques françaises et européennes. Et certains fidèles s’interrogent sur l’insistance des évêques à tenir une parole forte sur l’accueil de l’immigré.

Président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, le cardinal italien Mgr Antonio Maria Veglio a apporté ses réponses, samedi 19 janvier lors d’un colloque de deux jours organisés au collège des Bernardins par le Centre d’information et d’études sur les migrations internationales (CIEMI), le service national de la pastorale des migrants et le diocèse de Paris. Une intervention truffée de citations reprises de discours, messages, lettres encycliques et exhortations délivrés par Benoît XVI et son prédécesseur Jean-Paul II, et qui intervenait six jours après la 99° Journée mondiale des migrants, célébrée le 13 janvier (1).
« Le phénomène migratoire est impressionnant par le nombre important de gens qu’il touche« , souligne rapidement MgrVeglio. « Il suffit de lire le Rapport mondial sur les migrations 2011 de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour découvrir, par exemple, qu’il y a approximativement 214 millions de migrants internationaux. (…) Par ailleurs, le même Rapport estime que le nombre de migrants internes s’élevait en 2010 à près de 740 millions de personnes« .

« L’Église écoute le cri de souffrance des déracinés »
« Une telle expansion de la mobilité humaine est devenue une caractéristique structurelle du monde moderne« ,  insiste-t-il. « C’est devenu un phénomène stable et toujours plus important, dans lequel ‘l’Église écoute le cri de souffrance de ceux qui sont déracinés sur leur propre terre, des familles divisés par la force, de ceux qui, dans les rapides changements modernes, ne trouvent nulle part de demeure stable’ et où ‘elle perçoit l’angoisse de ceux qui sont sans droits, privés de toute sécurité, à la merci de tout type d’exploitation, et prend en charge leur malheur’(2)"

« La mission universelle de l’Église »
« Quelles sont les véritables raisons qui motivent l’Église catholique à participer au débat sur l’immigration?« , questionne ce membre de la Curie romaine. « La rencontre avec Jésus-Christ vivant – voie vers la conversion, la communion et la solidarité« . « L’expression la plus fondamentale et basique de la mission essentielle de l’Église est de conduire tous les hommes au salut et à l’union intime avec Dieu« , explique-t-il. « L’Église est le lieu où les hommes et les femmes peuvent rencontrer Jésus personnellement et, en lui, ils peuvent parvenir à la connaissance de l’amour du Père. Cette mission est universelle et ne connait aucune limite« .

« Une occasion providentielle pour la proclamation de l’Évangile dans le monde contemporain »
« Aujourd’hui, des migrants internationaux proviennent de pays d’Afrique, d’Asie, du Moyen-Orient et de l’Europe de l’Est où les cultures sont souvent enracinées dans des religions non chrétiennes ou même pas du tout enracinées dans une religion« , souligne Mgr Veglio. « De ce fait, ‘le phénomène migratoire aujourd’hui est (…) une occasion providentielle pour la proclamation de l’Évangile au monde contemporain’, comme l’écrit Benoît XVI dans son message pour la Journée des migrants et des réfugiés de 2011

« La présence d’un si grand nombre de gens, de cultures et de religions si diverses, provenant de tellement de régions du monde, invite l’Église à une profonde conversion dans sa rencontre avec le Christ, de sorte qu’elle puisse vraiment devenir un sacrement d’unité et de communion parmi les nations« .
« Une question humaine et morale fondamentale »
Par ailleurs, « pour l’Église catholique, la migration est une question humaine et morale fondamentale« , reprend Mgr Veglio, dans son intervention en français. « C’est un débat dans lequel l’Église apporte sa foi, ses principes moraux et sa longue expérience, car les migrants ont joué un rôle clé dans de nombreuses Églises locales tout au long de l’histoire chrétienne

« Les migrants sont nos ‘prochains’ »
« Les migrants sont nos frères et nos sœurs – nos ‘prochains’, comme le proclame l’Évangile. Le Pape Benoît XVI confirme clairement que, dans l’enseignement de Jésus, le concept de ‘prochain’ ne peut plus se limiter uniquement à la ‘communauté solidaire d’un pays ou d’un peuple’. ‘Celui qui a besoin de moi et que je peux aider, celui-là est mon prochain’. Il requiert mon engagement concret ici et maintenant’(3). Tous les hommes sont frères et sœurs et le statut du migrant ne change rien à cela

« Le principe du respect de la dignité de la personne humaine »
« Le rôle de l’Eglise catholique dans le domaine de la migration s’enracine dans sa doctrine sociale et repose en particulier sur le principe du respect de la dignité de la personne humaine. Son respect des migrants comme êtres humains qualifie l’Église catholique de façon unique pour aider les nations à comprendre ‘ce qui est juste’ pour eux« , souligne le cardinal. « C’est la raison pour laquelle elle participe au débat concernant la situation actuelle des migrations et offre son assistance pour l’élaboration d’une législation juste, dans laquelle la vie des nouveaux arrivants peut être enrichie et où le bien de la nation particulière qui les accueille peut être servi

« Construire un sens de la communauté »
« Pour les nouveaux arrivants, devenir membres à part entière ne se fait pas en une nuit, et cela ne se fait pas non plus par les seules réformes de la législation sur l’immigration« , argumente-t-il. « En dernière instance, le processus d’intégration – l’édification de la communion entre ‘frères et sœurs’ – ne requiert pas seulement des opportunités politiques, sociales et économiques, mais la construction d’un sens de la communauté et de valeurs partagées

L'italo marocain Khalid Chaouki candidat aux législatives italiennes


Dans le cadre de sa politique d’ouverture aux composantes de la société italienne, le Parti démocratique italien va présenter 4 candidats d’origine « immigrée » aux prochaines élections législatives qui se tiendront les 23 et 24 février prochain.

  
Le candidat italo-marocain Khalid Chaouki est le représentant type de la vraie Italie. Né au Maroc en 1983, il a grandi à Parma et Reggio Emilia, puis fondé l'Association Nationale des Jeunes Musulmans de l'Italie. 


Ce journaliste, proche du centre - gauche depuis les années collège, a été nommé en 2005 par le gouvernement italien au sein du Conseil de l'Islam, au Ministère de l'Intérieur. Il est également, depuis 2008,  responsable des Jeunes Démocrates et ensuite du mouvement  "Nouveaux Italiens". 


Rappelons que  dans son  programme sur l’immigration le Parti Démocrate Italien  soutient  la nationalité basée sur le "ius soli" dite tempérée, vise l’abrogation du délit d’immigration clandestine,  l’abolition de la taxe du permis de séjour. Il prône aussi la création d’un organisme qui diagnostique la situation réelle des travailleurs étrangers et propose de nouvelles règles pour entrer légalement en Italie.
  

Verdict le 25 février 2013 pour Nouveaux italiens qui se battent pour une Italie de la coexistence.


Amale DAOUDI  (Contact)
Rédaction Radio ITMA
http://radio-itma.playtheradio.com/newsdetail.cfm?rnwid=62122